Le bon usage de la lague française

Le bon usage de la langue française
Auteur : Kleak ( www.siteduzéro.com)

Bonjour à tous,

Certains trouvent cela scandaleux, d'autres s'en amusent, certains s'en fichent, d'autres corrigent... Les points de vue sur l'orthographe sont nombreux mais il subsiste un fait certain : la langue française est de plus en plus bafouée.

Il me paraît évident que je ne vais pas me faire que des amis en écrivant cette page mais je préfère quand même mettre les choses au clair avant d'entrer dans le vif du sujet : ce tutoriel n'est pas à prendre comme une provocation de ma part.
Bien sûr, mon orthographe n'est pas parfaite et bien sûr qu'il m'arrive de faire des erreurs. Cependant, je trouve qu'il y a une vraie différence entre faire des fautes isolées, qui relèvent le plus souvent d'un moment d'inattention que d'une méconnaissance des règles de base, et celle de charcuter littéralement la langue de Molière.

Ceci étant dit, vous trouverez dans ce cours une liste (non exhaustive) d'erreurs souvent commises mais qui restent pourtant simples à corriger. Ce tutoriel ne constitue pas une bible du français mais j'espère qu'il saura répondre aux principales questions que vous vous posez à propos de la langue française.

Je vous souhaite une bonne lecture.

Un peu de vocabulaire juridique

Bien que vous ne soyez pas amenés à employer ces termes tous les jours, les erreurs commises à leur propos sont tellement fréquentes que je préfère clarifier ce côté obscur du vocabulaire propre au droit. Je vous indique donc ici les termes à employer pour éviter aux juristes de s'arracher les cheveux.
•    Un contrat stipule.
•    La loi dispose.
•    Le traité est ratifié.
•    La loi est promulguée.
•    Les ordonnances ou les décrets sont signés.
•    Le Gouvernement formule des projets de loi.
•    Le Parlement formule des propositions de loi.
Note : j'insiste bien, ce n'est pas parce que vous avez lu dans Le Monde ou dans Le Figaro qu'une loi stipulait quelque chose que cela est correct.

Les mots qui s'écrivent sans trait d'union

•    Antiaérien
•    Antichar
•    Antinational
Note : on peut cependant noter que les mots dont le deuxième élément commence par i et également ceux composés de trois éléments vont s'écrire avec un ou des traits d'union.
•    Contrebalancer
•    Contrebande
•    Contrebasse
•    Contrebattre
•    Contrecarrer
•    Contrechef
•    Contrecoup
•    Contrefaçon
•    Contrefait
•    Contrefort
•    Contrepartie
•    Contresens
•    Contretemps
•    Contrevenir
•    Contrevérité
•    Marchepied

Les pluriels et les invariables

Voici une petite liste où les pluriels sont... spéciaux.

•    Cafés-crème
•    Coups-de-pied
•    Frou-frous
•    Hauts-de-forme
•    Lieux-dits
Les mots suivants sont invariables (liste non exhaustive) :
•    Annales
•    Gorge-de-pigeon
•    Haut-le-coeur
•    Mille
•    Mois
•    Poids
•    Porte-bannière
•    Porte-bonheur
•    Porte-bouquet
•    Porte-couteau
•    Porte-crayon
•    Porte-graine
•    Porte-malheur
•    Porte-parole
•    Porte-plume
•    Porte-outil
•    Temps

Masculin ou féminin ?


Voici une petite liste des mots dont le genre est souvent inversé :
•    Un astérisque
•    Un augure
•    Un clope (les deux genres sont acceptés d'après le Larousse de 2003)
•    Une doléance
•    Une échauffourée
•    Un équinoxe
•    Un gamète
•    Un intervalle
•    Un pétale
•    Une orthographe
•    Un tentacule

Ne pas confondre...

Anale et annales : anale concerne tout ce qui est relatif à l'anus et annales est un ouvrage qui rapporte des événements année par année (je vous conseille donc de faire attention !)

Différant, différent et différend : différant est le participe présent du verbe différer, différent est un adjectif verbal et différend introduit l'idée d'un débat ou d'une contestation.

Haler et hâler : haler signifie « tirer avec effort à l'aide d'une corde » et hâler prend le sens de « brunir » en parlant du teint de la peau.

Marocain et maroquin : le premier est l'adjectif de Maroc, le maroquin est un cuir de chèvre.

Mets et mais : mets est le verbe mettre conjugué à la première ou à la deuxième personne du présent de l'indicatif. Mais est une conjonction qui marque une opposition ou une restriction. On peut également noter que maie est une huche à pain et que l'orthographe mai concerne le mois de l'année.

Pause et pose : pause traduit la suspension momentanée d'une action alors que pose est dérivé de poser, mettre à une place, etc.

Peut-être et peut être : peut-être est un adverbe marquant la possibilité ou le doute. Peut être est le singulier de « peuvent être », du verbe pouvoir.

Plutôt et plus tôt : le premier indique une idée de choix (« je ferai ceci plutôt que cela »). Le second indique une idée de temps et s'oppose à plus tard.

Pouce et pousse : le pouce est votre premier doigt. Pousse concerne l'idée de croissance.

Prémices et prémisse : prémices (il n'y a pas de singulier) désigne les premiers produits de la terre alors que prémisse désigne les deux premières propositions d'un syllogisme.
Merci à Pikaciette de m'avoir suggéré ce point.


Quoique et quoi que : quoique est une conjonction qui signifie « bien que » et quoi que, en deux mots, signifie « quelle que soit la chose que ».

Tâche et tache : tâche se réfère à une action, tache est une souillure.

Tort et tord : le premier indique une faute alors que tord vient du verbe tordre.

Un et uns : le premier est un adjectif numérique. C'est-à-dire qu'il permet de dénombrer une entité. Le second est un article et un pronom indéfini qui s'accorde (par exemple : les uns et les autres).



13/04/2009
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