Par poète (Imedyazen nath leqsar)

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Hors-ligne

C?est avec plaisir que je viens visiter votre site consacré à l?éducation
Ce secteur névralgique sur lequel repose l?avenir de nos enfants.
Notre peuple a souffert durant plusieurs décennies des affres de l?analphabétisme et n?a pu accéder à l?instruction à cause d?un ordre imposé par un colonialisme aveugle qui avait tout fait pour empêcher notre peuple de prétendre à une vie meilleure, pourtant, ce même occupant est venu avec le slogan « liberté, égalité, fraternité » pour nous civiliser !
Notre peuple est sorti meurtri d?une guerre de 132 ans ; rares sont ceux qui savaient lire et écrire.
Par conséquent, Le problème de l?éducation était une priorité absolue pour le pays pour rattraper le retard immense en la matière afin que nos enfants accèdent à l?instruction. Vous n?êtes pas sans savoir que notre peuple a toujours vénéré et adoré toute personne détentrice du savoir de quelle nature que ce soit.
Je me souviens comme si cela datait d?hier, les gens du village vouaient un grand respect à trois entités : l?instructeur, l?imam le toubib et l?imam ; il se trouve que le dénominateur commun entre ces trois personnages était le savoir.
A partir de là, l?état devait agir vite pour mettre en place une politique d?éducation massive de nos enfants avec le peu de moyens humains, matériels et financiers dont disposait le pays au lendemain de l?indépendance.
Le souci de l?époque était d?accéder à l?instruction de nos enfants ayant atteint l?âge de scolarisation quel qu?en soit la méthode et la qualité.
Petit à petit, l?oiseau fait son nid, des instructeurs sont formés et le taux de scolarisation augmentait d?année en année.
Le souci de scolarisation massive au détriment de la qualité étant surmonté, notre pays se devait de passer à une autre étape dans le processus des trois niveaux d?éducation. Des écoles de formation d?enseignants furent créées (ITE) afin d?accéder à un niveau appréciable de la qualité des enseignement dans nos écoles. Puis, s?en suivent des réformes apportées aux programmes pédagogiques par la translation des cycles d?enseignement bilinguisme au fondamental.
La question que l?on se pose actuellement est quel a été l?impact de toutes ces réformes et mutations sur l?école algérienne ? La réponse est difficile à donner par un citoyen que je suis ! Il revient à vous les enseignants et les spécialistes du secteur de livrer vos constats sur l?état des lieux et des mesures adéquates susceptibles de propulser l?école algérienne vers un niveau de qualité à la hauteur de nos attentes .
Certains parlent de l?échec des politiques mises en place en matière de l?éducation sous tous ses paliers, d?autres disent le contraire et déclarent leur enthousiasme quant à l?avenir de l?école algérienne, et d?autres sont indécis de tout pronostic.
Aujourd?hui, beaucoup de gens même parmi la famille de l?éducation parlent d?insuffisances dans les programmes pédagogiques, l?inadéquation de certains d?entre eux avec la réalité du pays et les impératifs du monde moderne, la qualité de formation et le statut de l?enseignant, le rôle des parents et de la société civile dans l?éducation de nos enfants, la problématique de la croissance démographique dans nos classes par rapport à l?effort national en matière d?infrastructures et enfin, le défi des nouvelles technologies à mettre au service de l?enseignant et de l?élève pour mettre notre pays sur l?orbite de la modernité imposée par un monde globalisé où l?influence des uns conduit parfois à l?extinction des autres.
Ce sont tous des sujets importants soumis à débat aujourd?hui, non seulement à l?intérieur de l?école, mais aussi dans la rue, le citoyen ne doit pas être tenu à l?écart de toute les réflexions sur le devenir de l?école algérienne loin de toute susceptibilité ou d?arrière-pensées.
Nous devons tirer des enseignements des expériences vécues dans du passé en la matière afin de nous ménager des échecs et des déceptions.
L?expérience des années 80 avec l?injection des élèves de la terminale dans l?école primaire sans passer par une formation qualitative et en l?absence des outils de mesure des prédispositions des uns et des autres à l?enseignement, est à mon humble avis de citoyen une chose à ne pas refaire.
C?est bien d?injecter des étudiants détenteurs de licences dans les cycles primaire et moyen, mais faut-il que ces derniers soient suffisamment armés et formés au profil de l?enseignant éducateur. Le diplôme ne suffit pas pour produire une école de qualité ; d?autres facteurs de sélection doivent être greffés au diplôme pour produire un enseignant éducateur.
L?école ne vit pas en marge de la société, elle subit les influences de la rue. Les parents d?élèves ne doivent pas uniquement se constituer en corporation pour dire que leur rôle est pleinement joué ; au contraire, c?est à partir du moment où l?association est créée que le véritable travail commence.
Aujourd?hui, nous ne pouvons pas accabler l?enseignant des malheurs qui arrivent à nos enfants si les parents ne jouent pas le rôle qui est le leur dans la recherche de la qualité et l?élévation du niveau des élèves.
Un code d?honneur doit être érigé entre la société et l?école ; il comportera trois socles : l?enseignant, l?élève et le parent d?élève.
Nous ne pouvons pas nous permettre d?évaluer le niveau de l?école si l?enseignant n?est pas au centre de nos préoccupations.
L?erreur que nous commettons tous les jours que Dieu fait consiste à parler du niveau des enfants scolarisés sans pour autant évoquer le vécu de l?enseignant.
Jadis, dans nos villages, la population réunissait toutes les conditions matérielles, financières à même de permettre à l?instituteur d?accomplir sa mission d?alphabétisation des enfants ; ce je retiens encore au fin fond de
ma mémoire, c?est ce statut dont jouissait le maître auprès de la population et des élèves ; en un mot, je dirai que l?instituteur était considéré comme un « intouchable » même s?il commet des écarts. Nos parents ne toléraient qu?on aille perturber cet homme venu instruire les enfants du village, car à leur yeux, la seule possibilité du moment de sortir de la misère était l?instruction des enfants. Beaucoup d?espoirs sont mis sur l?école pour changer le vécu du citoyen et du pays tout entier.
Depuis, beaucoup d?eau a coulé sous les ponts ; les temps ont changé les hommes aussi. Aujourd?hui, on dit beaucoup de choses vraies ou fausses de l?école, l?enseignant n?est plus ce qu?il était, l?élève n?a plus les mêmes objectifs que celui des années soixante. Les expériences ne font pas l?unanimité au sein de la famille de l?éducation surtout lorsque l?enseignant n?y est pas associé.
Quand on consulte les manuels scolaires de la première année primaire, on est surpris de constater le volume imposé à l?élève ; cela donne à réfléchir quant à la santé de l?élève eu égard au poids de la charge qu?il porte sur le dos en allant à l?école.
Côté programmes, ce n?est pas toujours rassurant d?autant plus que des irrégularités frappantes sont constatées, je cite entre autres celles du livre des mathématiques où l?on voit des question posées en arabe et la case réservée à la réponse de l?élève est conçue en français. Exemple : « classez les nombres suivants du plus petit au plus grand 1, 4, 2, 3,5 en arabe c'est-à-dire de droite vers la gauche, et le tableau au dessous de la question place le 1 et le 5 de la gauche vers la droite c'est-à-dire dans le sens de la langue française ». Lorsque les parents essaient de corriger à la maison cette erreur, leur enfant n?est pas réceptif croyant que le livre est sacré et que ses parents se trompent, par conséquent, il y a rupture dès qu?il y a perte de confiance. En outre, certains exercices sont complexes par rapport au niveau de l?élève qui vient à peine de rentrer à l?école.
Au niveau du contenu, quand on compare deux manuels identiques, on constate des erreurs d?impression comme l?absence d?une page sur l?un et sa présence sur l?autre. Cela soulève la question du contrôle des manuels après l?impression et leur distribution avec des erreurs.
Je ne termine pas sans évoquer le rôle dévolu aux parents dans le parcours de l?enfant à l?école et la situation sociale de l?enfant en milieu familial. Les conflits parentaux se répercutent négativement sur le mental et la progression de l?enfant scolarisé ; à l?issue, on impute ses échecs à l?enseignant !
L?influence de la rue apporte aussi un sédiment au comportement de l?enfant en milieu scolaire ; les signes de violence rapportés ça et là des enfants scolarisés n?est que la résultante de la violence inculquée à l?élève soit en milieu familial soit dans la rue. Lorsque l?enfant est battu ou assiste à des seines de violences entre ses parents cela se répercute sur son comportement et son rendement en classe, il finit par produire de la violence envers ses camarades de classe voir même à l?égard de son maître, c?est ce qu?on appelle « le persécuté devient persécuteur »
Le rôle des psychologues en milieu scolaire n?est pas très fructueux s?il se limite uniquement à venir rendre visite aux élèves en l?absence d?un travail de fond qui consiste en le suivi de l?enfant en détresse à l?école et surtout au foyer parental. La seule visite de l?élève en classe, ne peut résoudre son problème si les causes sont ailleurs.
La question de l?école de nos jours est tellement complexe qu?on ne peut la résumer en l?espace de quelques phrases.
Ceci est juste la vision d?un citoyen père de famille, elle est ce qu?elle est, je risque de me tromper dans mon analyse des choses, seules les études faites par les spécialistes en la matière sont à même de constituer le support pouvant éclairer les décideurs dans leur démarche qualité concevrant l?école dans notre pays. Beaucoup de belles choses sont faites, d?autres sont perfectibles ; c?est comme cela que les peuples progressent, je ne termine pas sans rendre un vibrant hommage à tous les enseignants de notre pays qui consacrent leur temps
A nos enfants et se dévouent à la noble cause de faire de nos enfants les hommes de demain comme l?ont admirablement fait leurs aînés qui ont donné leur vie pour faire de nous ce que nous sommes aujourd?hui au prix de grands sacrifices.

je vous prie d'excuser mes fautes d'othographe et de formualtion.

Le poète.


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